Texte de la Rubrique Esprit Village dans la Roque Info d'Avril 2010
Faire de la politique autrement.
Disons le tout net, le taux d’abstention record (55% au premier tour, 49 % au second) observé lors des élections régionales nous inquiète. Il nous paraît, en effet, symptomatique d’un scepticisme de nos compatriotes à l’égard du débat politique tel qu’il est actuellement mené par la classe politique toutes tendances confondues. Cela nous renforce dans notre conviction que nous devons, ensemble, faire de la politique autrement, afin d’impliquer le plus grand nombre de nos concitoyens dans les choix collectifs qui doivent être faits, pour notre planète, notre Europe, notre France, notre région PACA et, évidemment, notre commune.
Nous nous sommes engagés avec vigueur et rigueur dans le débat d’orientation budgétaire, qui s’est terminé le 26 mars par le vote du budget primitif. Ce débat était important car le budget qui en résulte engagera les rocassiers pour plusieurs années. Nos concitoyens paient beaucoup d’impôts locaux (1900 euros par habitant en 2008). Ces impôts financent une masse salariale plus importante que dans toutes les communes voisines sans que l’on observe une qualité significativement plus grande de service public. L’environnement économique n’est pas vraiment porteur, et une grande incertitude pèse sur le financement de la réforme récente de la taxe professionnelle. Dans ce contexte, l’opposition municipale n’avait pas trouvé sage la proposition de la majorité de s’engager, en 2010, sur un programme de quelque 10 millions d’euros d’investissement financés par un emprunt de 3,5 millions dés cette année. Retrouver le chemin de l’endettement est-il une bonne manière de préparer l’avenir ? Fallait-il vraiment investir 10 millions en 2010? Tous ces investissements sont-ils cruciaux pour le bien être, présent et futur, des rocassiers ? Ne pourrait-on pas, au moins, financer une partie de ces dépenses par un plan d’économie sur les dépenses de fonctionnement de la commune ? Voila les questions que nous avons posées, sereinement, mais fermement à la majorité. Nous nous réjouissons de constater que nos critiques, d’abord raillées, ont porté fruit et que la majorité a révisé sa copie en présentant un projet d’investissement plus réaliste (6,5 millions environ) pour 2010, financé par un emprunt de 2,5 millions. Nous nous réjouissons également du fait que la majorité suive les suggestions de l’opposition en présentant, pour la première fois depuis longtemps, une proposition de diminution de la masse salariale. Pour toutes ces raisons, nous n’avons pas voté contre ce budget 2010, marquant ainsi notre préférence pour l’apaisement et le consensus.
Nous avons participé, également avec rigueur, à la décision ayant conduit au choix du constructeur de la prochaine station d’épuration, un équipement de toute première importance, tant pour notre commune que pour son environnement que nous voulons préserver. La position de Jean-Pierre Serrus de choisir une technologie éprouvée et minimaliste en matière de production de boues sèches a trouvé de l’écho dans la majorité (le groupe de travail constitué de 6 membres n’est pas arrivé à départager les 2 solutions). Le maire a préféré suivre le maitre d’œuvre SOGREAH sur une technologie nouvelle, très peu expérimentée en France et sur une capacité de 12000 équivalent habitants, basée sur le traitement des eaux usées par des bactéries fixées sur des plantes tropicales. Espérons que les performances promises par le constructeur seront respectées.
Que nous votions contre, que nous votions pour ou que nous nous abstenions, nous avons toujours la volonté de faire progresser notre village et de trouver le moyen de faire de la politique…autrement.
Vous pouvez réagir en rédigeant un commentaire sur ce blog