LA ROQUE EN QUESTIONS - 8 - OCT 06

Editorial
Le projet de Plan Local d’Urbanisme (P.L.U.) daté du 7 Mai 2006 doit engager notre commune sur la voie d’une urbanisation tous azimuts et constitue une menace sérieuse pour la vie villageoise de La Roque d’Anthéron. Nous retiendrons deux chiffres pour illustrer la volonté de la municipalité de faire de notre village une ville:
- A la page 12 du rapport provisoire du diagnostic du P.L.U, on peut lire: « en 2004, 29% des habitants de la commune, soit 1296 personnes, étaient de « nouveaux » arrivants (après 1999) ».
- A la page 4 du Projet d’Aménagement et de Développement Durable (P.A.D.D), on peut lire: « La volonté municipale est de prendre pour hypothèse un accroissement de population de 20% d’ici 2015 ». Nous sommes aujourd’hui 5400 habitants et le projet prévoit que nous serons 6500 habitants dans 10 ans.
Ce texte présente les grandes lignes du programme du maire pour l’avenir du Village. Cet avenir concerne tous ses habitants. L’ADEPI demande à la municipalité d’attendre l’élection municipale  pour soumettre ce projet à un débat démocratique.
Nous ne voulons pas de cet avenir urbanisé pour la Roque d’Anthéron. Les Rocassiers peuvent compter sur l’ADEPI pour défendre le maintien d’une vie villageoise.
Jean-Pierre SERRUS.  Président de l’ADEPI (Association de défense du pluralisme et des intérêts du village)    
Questions à la municipalité

Dans l’éditorial du dernier numéro de « LA ROQUE INFO » (n°102), le maire se félicite d’un été dynamique. Pourquoi passe-t-il sous silence de graves événements qui ont alimenté les chroniques de la presse régionale? Dans l’éditorial d’Octobre on peut également lire « La rentrée prouve encore la dynamique de notre village » S’agit il d’un comique de répétition, d’un « copier/coller » ou bien d’auto-persuasion ? Est-il sérieux d’utiliser l’argent communal pour financer une revue partisane ?
Dans l’Edition de la PROVENCE du 27 Juillet 2006, Mme Monique Philippe annonçait sa démission du Conseil Municipal et déclarait qu’elle ne reviendrai pas sur sa décision. Qu’en est-il exactement ?
Qu’est-ce qui motive la municipalité pour sacrifier systématiquement le sport et les loisirs au profit de   projets immobiliers ?
- réduction du terrain de sports pour la construction de préfabriqués à l’école Paul Claudel,
- disparition d’un espace vert au Grand Clos pour la construction d’habitations,
- diminution des espaces du parcours de santé (face au Méditerranée) pour des constructions.
Le conseil municipal du 3 août a définitivement adopté la vente sans mise en concurrence des terrains des aires sud (derrière l’OUSTAOU) à la société BOUYGUES IMMOBILIER. Nous ne saurons donc jamais combien notre village aurait pu obtenir de la vente de ses derniers terrains disponibles à proximité du centre. Le maire a cédé notre patrimoine communal dans l’opacité à une société privée. Pourquoi ?
La maison de l’enfance (sur le terrain de l’ancienne coopérative vinicole), va coûter plus de 2 millions d’euros ( près de 14 millions de francs !) Pourquoi une telle somme pour une utilisation aussi restreinte ?
Ce bâtiment dédié à l’accueil des enfants ne concerne qu’une tranche d’âge limitée sur des créneaux                                                                                                                horaires étroits .
De source autorisée, on laisse entendre la réouverture prochaine du bassin de 25 m de la piscine redevenue municipale. La population relayée par l’ADEPI aurait-elle été entendue ? Est-ce l’approche de l’échéance électorale qui explique ce revirement de la municipalité?
Autre bonne nouvelle : Après 11 ans passés aux affaires, la municipalité a découvert « le passage de gros véhicules au cœur du village, le manque de sécurité pour les piétons et les excès de vitesse en zone urbaine » (La ROQUE INFO n° 103). Après cette « longue réflexion », elle a décidé de mener prochainement une phase d’expérimentation ! Ce grave problème de sécurité ne méritait-il pas d’être sérieusement abordé et d’être résolu concrètement plus tôt ?
Le projet de P.L.U. prévoit une extension de l’urbanisation dans la plaine, autour des hameaux et dans les collines. Nous sommes opposés à cette urbanisation qui pourrait donner lieu à une spéculation immobilière. Dans un souci de transparence, nous demandons à la municipalité en place de faire l’inventaire des terrains appartenant à des élus qui vont devenir constructibles ainsi qu’un inventaire des achats récents de terrains réalisés dans des zones devenant constructibles.
  
 
 
 
 
 

 

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