Revue de presse au sujet des antennes relais

Publié le par esprit-village

Dans le prolongement des débats sur les antennes relais, voici pour information des extraits d'articles du MONITEUR et de LA GAZETTE DES COMMUNES qui annoncent un "Grenelle" sur ce thèmes entre l'état, les associations et les opérateurs.

Il sera intéressant de suivre les travux de cette réunion prévue le 23 avril prochain.

Extrait du site lemoniteur.fr

 

«Il y a un décalage gigantesque entre l’opinion publique et l’avis des autorités sanitaires» a déclaré le délégué général de l’Association française des opérateurs de mobile, Jean-Marie Danjou. En cause, selon les scientifiques, un grand nombre d’études contradictoires et bien souvent non répliquées qui s’avèrent parfois fort inquiétantes. Dernière en date : celle du professeur Jean-François Viel, qui déclare qu’il ne suffit pas de s’éloigner de l’antenne pour être hors de sa portée. Le taux d’exposition aux ondes serait en effet plus fort à environ 280 mètres de distance en zone urbaine et à un kilomètre en zone périurbaine, que lorsque l’on est situé en dessous. En outre, les décisions de justice qui ont contraints deux opérateurs à démonter leurs antennes laissent à penser qu’il existerait un réel danger.

Devant l’ampleur de la polémique, le député Alain Gest, désigné par l’OPECTS (Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques) pour réaliser une étude sur « les conséquences éventuelles sur la santé de la téléphonie mobile », a décidé de confronter l’avis de l’ensemble des parties concernées lors d’une journée d’audition parlementaire.


Quels risques pour la santé ?
La principale préoccupation des associations concerne les risques sanitaires. Alors que le docteur Eric Van Rongen, membre du Conseil de la santé des Pays-Bas, affirme qu’au jour d’aujourd’hui «on ne peut pas conclure à un effet négatif des antennes-relais sur le bien-être», le docteur Pierre Souvet et président de l’Asep (Association Santé Environnement de Provence) déclare recevoir un nombre grandissant de malades habitant à proximité d’antennes et victimes de maux de tête, d’insomnies, de dépressions ou encore de troubles cardiaques.

Une inquiétude à laquelle la majorité des scientifiques présents lors du débat ont répondu d’une seule voix. Selon André Aurengo, conseiller scientifique chez Bouygues, et Denis Zmirou-Navier, professeur à la faculté de Médecine de Paris, les maux contractés sont des affections «psychosomatiques». En d’autres termes, elles sont considérées comme étant du ressort «du ressenti et non du biologique réel» stipule Eric Van Rongen.

Les mesures proposées
Toutefois, ces propos ne suffisent pas à rassurer les associations telles que l’Asep ou «Agir pour l’environnement» qui réclament, au nom du «principe de précaution», un abaissement de la norme à 0,6 volts par mètres (au lieu des 41 volts/ mètre actuels). Une revendication également reprise par le Conseil de Paris, en début de semaine, qui demande au gouvernement «que les normes nationales d'exposition soient reconsidérées, notamment en zone dense», selon nos confrères de Libération.

Pourtant, du côté de l’Union européenne, ces demandes restent sans effet. Le Chef d’unité à la Direction générale de la santé et de la consommation de la Commission européenne, Bernardo Delogu, présent lors des tables rondes, a maintenu sa position. Selon lui, «aucune base scientifique ne justifie, pour l’heure, de réviser la recommandation des valeurs limites soumises aux états membres».

Mais cette situation pourrait être appelée à évoluer dans l’Hexagone. Le 23 avril prochain, le Gouvernement français a programmé un «Grenelle» des antennes-relais et de la santé. Une démarche qui devrait permettre de faire un nouveau point sur «les connaissances scientifiques ainsi que sur les règlementations en vigueur», précise le Ministère de la santé.

L’exemple belge

Alors que l’Etat fédéral belge avait légiféré pour un seuil à 20,6 volts par mètre, le Parlement de Bruxelles est parvenu à réduire la norme à 3 volts par mètres à 900 Méga Hertz, au nom du «principe de précaution». Pour la mise en place de chaque nouvelle antenne relais, les opérateurs doivent désormais obtenir un «permis d’environnement» délivré à la suite d’une enquête publique. Toutefois, aucun contrôle a posteriori n’a encore été mis en place.

 

 

 

Extrait de lagazettedescommunes.com

 

Ile-de-France. Antennes-relais : Paris veut abaisser les seuils maximums d'exposition

Le Conseil de Paris a adopté le 7 avril un vœu demandant l'abaissement des seuils maximum d'exposition aux ondes électromagnétiques de téléphonie mobile, à l'occasion de la rencontre fin avril entre l'Etat, les associations et les opérateurs.

"La ville de Paris demande au gouvernement que les normes nationales d'exposition soient reconsidérées, notamment en zone dense", rappelant qu'en 2003 Paris s'est dotée d'une charte qui fixe un seuil d'exposition inférieur à celui prévu au niveau national.
La municipalité s'inspirait d'un vœu présenté par le groupe des Verts au Conseil de Paris sans toutefois le suivre complètement. Les élus Verts souhaitaient en effet que soit demandée une limitation du seuil d'exposition aux ondes électromagnétiques à 0,6 v/m.
Les élus Verts relèvent qu'"avec 2.143 stations installées sur les toits et façades, les Parisiens sont particulièrement exposés" et demandent "l'application du principe de précaution".

Une rencontre est prévue le 23 avril entre les opérateurs de téléphonie mobile, les associations auxquelles ils sont confrontés et l'Etat, sous l'égide du ministère de la Santé.

 

 

 

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A
Comment faire ? plus personne ne veut se passer de son téléphone portable, quels sont les conséquences si on réduit les volts par mètre ?
en matière de réseau bien sur.
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